Une nouvelle saison pour les Débutantes

Cher lecteur, chère lectrice, permettez-nous de vous présenter les perles de cette saison…..

Les acteurs de #Bridgerton ont fait une apparition remarquée, comme seuls les membres de la haute société savent le faire, à l’avant-première parisienne de la saison 4.

(Crédits : Co:lan West/PA Images via Getty Images ; Aurore Marechal/Getty Images ; Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images ; Marc Piasecki/Wirelmage)

Une marque ghanéenne s’associe à Nike

La marque de mode ghanéenne Free the Youth s’associe à Nike Jordan, une étape majeure pour la marque.

Cette collaboration propose une Air Jordan 1 Mid exclusive, fusionnant le style urbain ghanéen et la culture sneaker internationale.

Un grand moment pour la mode ghanéenne.

Crédit : @kellykurlz @freetheyouth_ghana @_flixz

@afrobiesmedia

L’actrice sénégalaise Halima Gadji nous a quitté…..

Connue du grand public pour son interprétation de Marème Dial dans la célèbre série « Maîtresse d'un homme marié », elle avait souvent parlé de son combat contre la dépression ces dernières années.

Engagée, elle avait fondé l'association « Mon Mental », dédiée à l'accompagnement des personnes souffrant de troubles mentaux, à l'accès à de véritables traitements et à leur réinsertion sociale.

Que son âme reste en paix.

Le Senegal est le nouveau Champions d’Afrique.

Idris Elba, maître de cérémonie a déclaré une ode à l’unité africaine à la cérémonie de clôture qui s’est déroulé ce dimanche 18 Janvier.

L’artiste, Angélique Kidjo et Jaylane ont aussi interprété l’hymne de la CAN 2025, avec des paroles en arabe, en anglais et en français.

L’influenceur IShowSpeed, actuellement en tournée sur le continent, et beaucoup de célébrités ont soutenus la finale contre le Maroc! 🇲🇦

📸 Pierre René-Worms - FMM / Siphiwe Sibeko - Reuters

Olivier Rousteing quitte Balmain après quatorze ans de règne

Olivier Rousteing quitte ses fonctions de directeur artistique pour la maison Balmain, poste qu'il occupait depuis Avril 2011. Une nouvelle organisation créative sera annoncée "en temps voulu", indique la marque.

Le créateur avait élevé la marque sur les réseaux sociaux avec de nombreuses collaborations avec des célébrités ou des influenceurs comme Kendall Jenner, Naomi Campbell et Kim Kardashian.

MUGANGA, celui qui soigne…

MUGANGA, CELUI QUI SOIGNE, un film de Marie-Hélène Roux, qui sortira le 24 septembre au cinéma.

Inspiré de l’histoire vraie du docteur Denis Mukwege, médecin congolais et Prix Nobel de la paix en 2018, qui soigne au péril de sa vie des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo.

Sa rencontre avec Guy Cadière, chirurgien belge, va redonner un souffle à son engagement.

Réalisé par Marie-Hélène Roux, avec Isaach de Bankolé, Vincent Macaigne, Manon Bresch, Babetida Sadjo et Déborah Lukumuena.

Irez-vous le voir? Si oui, n’hésitez pas à nous écrire vos impressions.

Met Gala 2024

Le #MetGala2024, la soirée annuelle en l’honneur de la #mode et de l’élégance, a eu lieu ce lundi 6 mai au Metropolitan Museum à New York. Le thème pour les invités c’était "Jardin du temps".

L’actrice Zendaya et le chanteur Bad Bunny co-présidaient notamment la soirée avec une performance par Ariana Grande. C’est tout le fleuron des mondes de la musique, du cinéma, et même du sport qui s’étaient donné rendez-vous, parés de leur plus belle tenue.

JmaX, la sensation urbaine antillaise

Auteur, compositeur et interprète d’origine antillaise, JmaX est le jeune prodige de la scène musicale martiniquaise. En promo pour son dernier titre “Doudou”, le chanteur se confie à ESIMBI Magazine.

JmaX. Photo : Zikom Agency.

JmaX. Photo : Zikom Agency.

Si JmaX a la musique dans le sang, il le doit en partie à son oncle, le bluesman martiniquais Kolo Barst. Cependant étant tout petit, JmaX ne songe pas encore à percer dans la musique. “J’aimais juste chanter sur des fêtes de quartier”, exprime le chanteur. Bercé par les sonorités variées que ses proches écoutent, son grand frère lui fait découvrir le Reggae et le Dancehall Jamaïcain et Francophone.

A 16 ans, JmaX se lance dans l’écriture de ses premiers textes. “C’est plus tard que je me suis rendu compte que je pouvais en faire mon métier”, confie-t-il. Poussé par la considération de ses premiers fans, il passe derrière le micro et enregistre alors ses premiers sons. C’est ainsi qu’en 2013 il se fait connaître avec le titre “Fanatique Girl” qui a atteint le million de vues sur YouTube. Un succès d’estime pour le chanteur qui n’était “même pas encore inscrit à la SACEM". “Ma carrière a pris un tournant à ce moment-là”, confesse-t-il. Peu à peu, il enchaîne les singles comme “Laisse-moi t’aimer” avec la chanteuse Stacy, “An pa tou sel”… qui lui permettent de conquérir un grand public et de remonter plusieurs fois sur scène.

Après les titres “Man a Gyalis”, “Love” ou encore “Maman”, une chanson dédiée à sa mère pour laquelle il a une grande admiration, JmaX revient aujourd’hui avec « Doudou ». Un zouk love langoureux dans lequel le chanteur fait une vraie déclaration à sa dulcinée. Une manière de capter l’auditeur selon JmaX.

Fan d’Admiral T, JmaX espère un jour collaborer avec des artistes comme Stone Boy, Naza ou encore Aya Nakamura. De quoi conquérir un public encore plus large…

Eddie Murphy devient roi dans "Un prince à New-York 2" (Coming 2 America)

Eddie Murphy et son complice Arsenio Hall se retrouvent dans le royaume de Zamunda trente ans après avec autour d’eux, des quelques petits nouveaux.

L’affiche d’Un prince à New-York 2. Crédit photo : Amazon Prime Video.

L’affiche d’Un prince à New-York 2. Crédit photo : Amazon Prime Video.

Petit retour en arrière. Nous sommes en 1988. Le jeune Akeem Joffer, prince de Zamunda (Eddie Murphy) tout juste âgé de 21 ans, décide de s’envoler à New-York. Accompagné de son ami Semmi (Arsenio Hall), il part à la conquête de sa future femme. Alors qu’il est amené à se marier dans le Royaume de Zamunda, il renonce à épouser la jeune Imani Izzi (Vanessa Bell Calloway) que ses parents lui ont choisie.

Une fois arrivé dans le quartier du Queens à New-York avec Semmi, Akeem est employé en tant que gardien au McDowell, une sorte de McDonald. Il fait la connaissance d’une jeune femme, Lisa (Shari Headley), la fille de Cleo McDowell (John Amos). C’est finalement elle qu’il épousera.

Arsenio Hall et Eddie Murphy. Crédit : Amazon Studios.

Arsenio Hall et Eddie Murphy. Crédit : Amazon Studios.

Nous voici trente ans après. Akeem est toujours marié à Lisa devenue la reine Joffer. Le couple Joffer a trois filles : Meeka (Kiki Layne), Omma (Bella Murphy) et Tinasha (Akiley Love). Akeem est désormais le roi de Zamunda. Il prend la succession de son père Jaffe Joffer (James Earl Jones) qui décédé au début du film. Un jour, Akeem découvre avec stupéfaction qu’il a un fils, Lavelle (Jermaine Fowler). Ce dernier est issu d’une relation qu’Akeem aurait entretenu avec une jeune Mary Junson (Leslie Jones) lors de sa dernière venue à New-York. Contrairement à dans le premier volet, Akeem, toujours accompagné de Semmi se rend à New-York dans le Queens pour retrouver son fils qu’il amènera à Zamunda. Finalement, comme son père trente ans auparavant, le jeune Lavelle épouse la femme qu’il aime, Mirembe (Nomzamo Mbatha) au Royaume de Zamunda.

Dans le luxuriant et pays royal du Zamunda, le nouveau roi Akeem et son fidèle confident Semmi se lancent dans une toute nouvelle aventure comique à travers ...

Une suite avec une pléiade de nouveaux personnages et de guests

Dans le second volet, on remarque que la complicité entre Eddie Murphy et Arsenio Hall est la même que dans le premier volet. Nous les retrouverons d’ailleurs à travers plusieurs personnages : Randy Watson (le chanteur soul), Clarence et Saul pour incarnés par Eddie Murphy, le révérend Brown, Morris et Baba incarnés par Arsenio Hall. L’interprète de Lisa, Shari Headley, certes un peu discrète que dans le premier volet, incarne une épouse dévouée aux côtés d’Eddie Murphy.

Eddie Murphy et Shari Headley. Crédit : Amazon Studios.

Eddie Murphy et Shari Headley. Crédit : Amazon Studios.

Hormis la présence des désormais acteurs phares de la trilogie Un prince à New-York, on peut saluer la présence de quelques nouveaux venus dont Leslie Jones, Wesley Snipes dans le rôle du général Izzi ou encore Teyana Taylor qui incarne Bopoto Izzi. On peut aussi saluer la présence des guests, notamment l’acteur Morgan Freeman et le basketteur congolais, Dikembe Mutombo dans leurs propres rôles.

Un conseil pour celles et ceux qui n’auraient pas connu le premier volet d’Un prince à New-York : regardez-le et vous comprendrez mieux la suite au second volet !

Kemay : "J'assume vraiment ce que je vis et ce que je chante"

ESIMBI Magazine vous présente Kemay, un jeune artiste originaire de la Guadeloupe, issu d’une famille très portée sur la culture et la musique. Son arrivée au sein de la société De Nada Publishing fin 2019, marquait le début d’une page blanche artistique pour cet artiste qui compte désormais trois titres sous ce label : “J’suis piqué”, “Aya” et “Boum Bam Bam”.

Mais au-delà d’être un jeune artiste talentueux et charismatique, Kemay est aussi un séducteur et amoureux des femmes. Ses chansons en témoignent. D’ailleurs, qui est la femme idéale selon lui ? Il y répond dans cette interview.

La pochette du single de Kemay “Boum Bam Bam”. Photo : Chabine Prod.

La pochette du single de Kemay “Boum Bam Bam”. Photo : Chabine Prod.

Esimbi Magazine : Vous avez ensoleillé l’année 2020 avec le titre “Aya”. Qui est cette Aya ?

Kemay : Aya, c’est ma meuf imaginaire. Mais c’est aussi un prénom quelconque, comme ça pourrait être par exemple : Angela, Christina… Mais moi, je kiffe ce prénom Aya. Dans la chanson, je dis : “Tu me rends Aya”. En fait, je veux dire : “Tu me rends Ay “ (en créole). C’est un jeu de mots.

Vous avez sorti votre dernier titre “Boum Bam Bam” en janvier dernier. De quoi parle cette chanson ?

C’est un titre qui parle de la relation entre l’homme et la femme. C’est-à-dire une relation fluide où se comprend que ce soit dans le business, dans le sexe… Il n’y a pas vraiment de signification dans le terme “Boum Bam Bam”. C’est juste un cri du cœur que j’ai lâché comme ça.

Vous aimez beaucoup parler de la femme dans vos chansons. A quoi ressemble la femme de vos rêves ?

La femme de mes rêves n’a pas grand chose de particulier. C’est juste une femme avec laquelle je m’entends, avec qui je partage beaucoup de choses. C’est aussi quelqu’un avec qui je partage une vision commune de la vie. J’aime aussi que cette femme me plaise mentalement. Après, je n’ai pas forcément de critères spécifiques en termes de physique, d’origine ou autre.

Le titre “J’suis piqué” que vous avez sorti au début de l’année 2020 marquait le début d’une nouvelle direction artistique. En êtes-vous satisfait ?

Oui, parce qu’avant, j’étais plus dans l’autodérision. Mais maintenant, je me livre plus. J’assume vraiment ce que je vis et ce que je chante.

Y’a-t-il des nouvelles chansons qui arrivent ?

Je n’ai pas encore de nouveaux titres à vous annoncer quand ce sera le cas, je vous tiendrai au courant sur mes réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Instagram).

Le chanteur Kemay. Photo : Air studio Paris.

Le chanteur Kemay. Photo : Air studio Paris.

Ca me manque beaucoup de chanter devant le public.
— Kemay

Si la situation sanitaire le permet, espérez-vous faire des concerts en France cette année ?

Bien sûr ! Ca me manque beaucoup de chanter devant le public. Même sans concerts, je suis content quand-même de voir que ma musique passionne beaucoup de gens. Et ça, ça fait vraiment plaisir.

Un dernier mot pour les personnes qui vous soutiennent et aiment votre musique ?

Je remercie déjà toute mon équipe de Chabine Prod et aussi Jo Boy qui m’accompagne tous les jours. Mais je remercie surtout tous ceux qui me suivent, qui me donnent de la force et qui m’envoient des messages sur les réseaux sociaux. Je veux leur dire que, le meilleur est à venir. Restons connectés, on ne lâche rien. On est ensemble et on se donne rendez-vous très bientôt pour une nouvelle aventure !

Rebecca Ayoko, Alek Wek, Maria Borges : ces tops africaines, reines de la mode !

Le “soit belle et tais-toi !", trop peu pour ces femmes-là. Car bien que la marche soit encore longue. S’il y a bien une industrie dans laquelle la femme noire a su tirer son épingle du jeu, c’est bien celle de la mode. Belles et engagées, elles ont, par leur aplomb et leur singularité, permis de faire bouger une industrie, parfois un peu trop figée. Si vous ne les connaissez pas, la rédaction d’Esimbi est ravie de vous présenter, Rebecca Ayoko, Alek Wek et Maria Borges. Ces tops africaines, reines de la mode.   

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Longtemps boudées par les plus grands éditorialistes de la mode et les grands couturiers internationaux. Les mannequins africaines sont aujourd’hui plus appréciées. Même si le racisme ambiant reste toujours présent en coulisses. Les plus fachos de l’industrie, ont malgré tout, été obligés de se débarrasser de leur rengaine sur la non légitimité des mannequins afros en couvertures de magazines, ou en première ligne, lors de défilés prestigieux.  

Une percée qui n’aurait pas été possible sans certains visages iconiques, aux parcours aussi admirables que bouleversants.  

Première top africaine à faire ses pas en Haute-Couture, Rebecca Ayoko est un top au parcours hors-normes. Battue et violée dans son enfance, Rebecca Ayoko devient mère à l’âge de treize ans. Traitée comme une esclave par sa propre tante, le destin de cette femme qui marquera l’histoire, change, quand elle devient Miss Côte d’Ivoire, au début des années 80. Arrivée dans une France encore profondément attachée à ses préjugés, la jeune mannequin fera, LA, rencontre providentielle de sa vie. Yves-Saint-Laurent, se prend de passion pour la jeune femme. Entre ses mains prodigieuses, elle devient mannequin international.  

Grâce à son travail, Rebecca Ayoko ouvrira la porte à d’autres top-modèles intemporelles, à l’instar de “la princesses peule”Katoucha.  

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Cette affirmation de la beauté noire à l’échelle internationale favorisera l’essor d’une nouvelle génération de mannequin. La génération Naomi.  

Les catwalks s’arrachent “la panthère noire”Naomi Campbell et la sulfureuse Tyra Banks. Mais pas que... Des mannequins issues du continent, comme l’inéluctable Alek Wek, ne sont pas en reste.  

Originaire du Soudan, Alek Wek fait partie de ses mannequins ayant démonté les dictats de la mode, grâce à une force et une audace admirable. C'est à l'âge de 21 ans qu’elle crée son statut d’icône. Il faut dire que retirer sa perruque lors de la Fashion Week de New-York, très peu aurait eu le courage de le faire. Alek l’a fait, lors du défilé de Betsey Johnson, en 1998.

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Dans une interview, elle déclare : "Enlever cette perruque n'était pas juste pour moi l'occasion de faire une scène. Je l'ai fait à un moment où je commençais tout juste à travailler dans la mode. Et la seule chose que j’ai dite à mes agents, est que s'ils voulaient me représenter, je ne serais pas un simple gadget à utiliser pour seulement quelques saisons. Ils prendraient tout ce que je suis ou rien."  

Cette revendication, force les marques à emprunter une autre direction dans le choix de ses mannequins noires. Une direction centrée sur l’acceptation et la mise en valeur de ce mannequins, au naturel.   

De plus en plus de modèles arborent fièrement leur coupe afro ou leur bold, et ce jusque dans les plus hautes sphères du milieu.  

Porte-parole d’une immense communauté, ces mannequins usent de leur influence pour sensibiliser concrètement, sur des sujets, autrefois, abordés timidement.  

Première africaine à faire la couverture du magazine Elle US. Première africaine à porter une coupe afro lors du célèbre Victoria’s Secret show. Maria Borges, est la digne représentation de ces nouvelles supermodels.  

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Ces queens africaines des podiums, par leur présence et leur engagement, sont l’élan d’espoir de la next generation, issue du continent.  

Limo : "La femme idéale, c'est celle qui défend tous les défauts de son partenaire"

Il est l’étoile montante de la scène musicale afro-urbaine. Révélé par le titre “Before you wake-up” en 2019, Limo vient de sortir son premier EP intitulé “Genesis” chez Jaiye Music Group. Un premier bébé qui marque le début de son ascension musicale.

Dans ce tout premier projet de 14 titres sorti le 29 janvier 2021, Limo se met à nu et ouvre davantage son intimité au public avec des mots emplis de sincérité et de sensualité. “Genesis” est un EP dans lequel Limo signe des collaborations de prestige notamment aux côtés de Scridge, Wilson et Sensey. ESIMBI Magazine a rencontré le chanteur dans le 11e arrondissement de Paris.

La pochette de l’EP “Genesis” de Limo sorti le 29 janvier 2021. Photo : Jaiye Music Group.

La pochette de l’EP “Genesis” de Limo sorti le 29 janvier 2021. Photo : Jaiye Music Group.

Propos recueillis par Kevin Sonsa-Kini.

ESIMBI Magazine : Qu’évoque pour vous ce titre “Genesis” ?

Limo : Le mot “Genesis” vient du mot genèse qui veut dire la source, la base, la naissance, le début. Ce projet, c’est mon tout premier. C’est pour ça que je l’ai appelé “Genesis”.

Cet EP a-t-il un peu l’allure d’un premier album pour vous ?

Oui, on peut dire ça. Certains disent que c’est un album dans le sens où il y a 14 titres. C’est vrai que ça fait beaucoup pour un EP.

La femme est au centre de l’EP. Qu’est-ce qu’elle incarne à vos yeux ?

Pour moi la femme, c’est le pilier dans une relation. Elle est là pour adoucir et apaiser. Elle incarne une grande part de tout ce que je fais. C’est pour ça que j’ai vraiment voulu parler de la femme dans ce projet.

Comment vous définiriez la femme idéale ?

La femme idéale, c’est celle qui est loyale, fidèle et qui soutient son partenaire parce que c’est très important. La femme idéale, c’est aussi celle qui comprend et soutient tous les défauts de son partenaire.

A travers cet EP, aviez-vous envie de dévoiler vos chagrins d’amour ?

Bien sûr ! Dans ce projet, il y a des sons dans lesquels je parle de moi, mais pas 100%. Je parle quand-même un peu de ce que j’ai vécu et aussi de ce que mes proches ont vécu, c’est-à-dire mes amis, ma famille, les gens qui m’entourent.

Dans “Genesis”, il y a également des collaborations avec Scridge dans “Meuf carrée”, avec Wilson dans “On y go”, et avec Sensey dans “Rien à prouver”. Comment les avez-vous approchés pour ce projet ?

Je connaissais Sensey personnellement. Je l’avais rencontré lors d’un concert à Laval (Mayenne). Nos musiques se ressemblaient un peu. C’est ce qui a crée un contact et c’est tout naturellement que la collaboration s’est faite. C’est lui qui m’a présenté Scridge et Wilson. C’est pratiquement le même délire et je me suis dit que j’allais les inviter sur mon projet. Ils ont accepté et c’est ainsi qu’on a travaillé ensemble.

Découvrez Limo à travers le titre "Meuf carré ft. Scridge" extrait de son EP Genesis désormais disponible partout ! Disponible en streaming 👉 https://smartu...

Quels sont les retours que vous avez reçus sur l’EP ?

Grâce à Dieu, je n’ai que des bons retours. Les gens aiment beaucoup mes chansons et ça fait plaisir. Ça me donne de la force et ça m’encourage pour le prochain projet.

LIMO. Photo : Jaiye Music Group.

LIMO. Photo : Jaiye Music Group.

Les gens aiment beaucoup mes chansons et ça fait plaisir.
— Limo

D’autres clips arrivent ?

Bien sûr ! Le projet comporte 14 titres et on en a clippé qu’un seul. Il y a d’autres chansons qu’on va clipper pour faire parler du projet qu’on continue à défendre.

Un mot pour les personnes qui vous soutiennent et aiment votre musique ?

Attendez-vous à la suite parce que ça va être très très lourd ! On va monter la barre encore plus haut. On ne va pas s’arrêter là, on va continuer de travailler !

Beauté : Comment rebooster ses ongles naturels ?

Quand on est une femme, on l'est jusqu'au bout des ongles. Entre les agressions extérieures et un rythme de vie à dix milles à l'heure. Ce n'est pas évident, de prendre le temps de s'occuper de nos ongles. Mais, parce que l'on se doit de prendre soin de nous, jusqu'au bout des doigts. Voici quelques astuces, qui vous permettront de soigner et guérir vos ongles naturels, comme il se doit.  

Le vernis n'étant pas toujours notre meilleur ami. Nos ongles sont souvent martyrisés, à cause d'un excès de manipulation quotidienne. Pour donner une chance à nos ongles abîmés de revivre. Voici un top 3, des cures détox à suivre, sans tarder.  

1 - Mangez équilibré  

Hey oui. Il n'y a pas de secret. Pour avoir de beaux ongles, il faut manger équilibré. Comme pour les cheveux, nos ongles, constitués de cellules de kératine, ont besoin d'être nourris. Apprenez à analyser l'état de vos ongles, afin d'adapter votre équilibrage alimentaire, en fonction. Si vous avez par exemple, les ongles cassants. Cela vient peut-être d'une carence en produits laitiers. Ajoutez à vos menus, des produits riches en calcium, pour booster la vitalité de vos ongles.  

2 - Adieu coupe-ongles. Bonjour lime à ongles  

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La beauté des mains est un art. Pour chouchouter ses ongles, on évitera d'utiliser des techniques, qui, du point de vue de l'ongle, peuvent être considérées comme barbares. Utiliser une lime en verre, est un excellent moyen de prendre soin de ses ongles en douceur. Sans parler de l'avantage full écologique qu'apporte cette technologie.  

3 - Indétrônable huile d'olive  

Les propriétés de l'huile d'olive sont de notoriété publique. A la fois, hydratant et fortifiant. Si, l'huile d'olive est un remède incontournable, pour des cheveux en bonne santé. Ses bienfaits sur les ongles sont similaires. Faites des cures, une à trois fois par mois, pour des ongles naturels forts et sains.  

4 – Misez sur le vernis durcisseur  

Pas facile de retrouver de beaux ongles, quand on a eu la fâcheuse tendance de les étouffer sous des couches de vernis. Si vous êtes fan du vernis, remplacez votre vernis habituel, par un vernis durcisseur. Dans notre quête des mains parfaites, cette solution n’est adaptée que si elle est partiellement utilisée. On alterne donc entre vernis durcisseur et ongles 100% naturels.  

5 - Détox à la japonaise  

Adieu, stries, dédoublures, ongles secs et cassants. Ultime étape détox pour des ongles de rêves. La manucure japonaise. Si vous êtes fan du Do It Yourself (DIY), pas besoin d’aller au Japon pour apprendre les techniques de ce type de manucure, 100% naturelle. Trois étapes à suivre et c’est joué. La première étant la remise en forme de l’ongle. Comme conseillé plus haut, utilisez une lime à ongles pour redessiner le contour de vos ongles. Ensuite, on soigne les effets néfastes de nos précédentes manucures, avec l’application d’une pâte spéciale, à base de cire d’abeille. Enfin, l’ultime étape consiste à frotter vos ongles avec de la cire d’argile et un peu de liquide alcoolisé. Cette combinaison lissera votre ongle et favorisera l’élimination des cuticules.  

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Accessible facilement sur internet. La manucure japonaise revitalisera la kératine de vos ongles, en leur donnant éclat et brillance. Elle est THE manucure à faire pour des ongles naturels et en bonne santé.  

Testez. Vous nous remercierez plus tard. 

Facebook, Télégram, Snapchat : cocaïne des temps modernes ?

Les nouvelles technologies n’ont pas apporté que du bon. Les dérives liées à l’utilisation des applications comme Instagram, Snapchat, Facebook, ou même Snapchat ne sont plus à prouver. Si vous faites partie de la catégorie des addicts aux réseaux sociaux, alors, cet article est fait pour vous. La rédaction d’Esimbi s’est intéressée à un phénomène qui a pris de l’ampleur et dont on ne mesure pourtant, pas totalement les effets. Car, que l’on en est conscience ou pas, derrière nos comptes Instagram, Télégram, Snapchat ou Facebook se cachent bien le nouveau visage de la drogue.  

 

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Nous avons tous déjà lancé ce regard inquisiteur au moins une fois. Mais si, vous savez bien. Ce regard qui scrute votre conjoint/conjointe ou même votre enfant, parce qu’au lieu d’avoir les yeux fixés sur vous quand vous lui parlez, il/elle ne peut décoller son regard de son maudit IPhone 12. Si vous aviez pour habitude de vous contenter d’un léger sermon, après avoir lu cet article, vous ne pourrez plus vous détacher, de cette envie irrépressible, de lui arracher son précieux jouer des mains. Surtout vous, mes chers parents.  

En effet, les dernières études comportementales sur l’effet des réseaux sociaux sur nous autres, êtres ultra connectés, ne donnent pas cher de notre peau.  

Depuis des années, certains scientifiques pointent du doigt les excès engendrés par les réseaux sociaux. Une addiction équivalente à celle de la cocaïne qui présente un réel danger. Le Dr Dar Meshi, chercheur à l’université du Michigan, explique qu’il y a : “un parallèle possible entre les utilisateurs excessifs de médias sociaux et les toxicomanes.” Il poursuit : “Nous avons testé sa corrélation avec l’utilisation problématique des médias sociaux. Et, il y a aussi une part sombre quand les gens ne peuvent plus s’en passer. La prise de décision est souvent compromise chez les personnes atteintes de troubles liés à l’utilisation de drogues. Elles échouent parfois à tirer les leçons de leurs erreurs. Et continuent sur la voie des résultats négatifs. Personne n’avait auparavant examiné ce comportement chez les utilisateurs excessifs de réseaux sociaux, mais il y a bel et bien une similitude comportementale.” 

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Si cette étude prouve que les médias sociaux affectent nos compétences professionnelles de la même manière que pour un accro à l’héroïne. Il y a une facette encore plus sombre, exploitée par les trafiquants eux-mêmes.  

Wall Street Market, ValhallaDarkmarketDisruptor. Ces noms ne vous disent rien. Ils sont pourtant les exemples de ce que représente la lutte contre la drogue via internet. Car derrière nos jolies photos Instagram et Facebook, se tissent tout un système de trafic de drogue, minutieusement monté par les nouveaux narcotrafiquants, 2.0, en accord avec leur temps.  

Le marché de la drogue s’est trouvé un nouvel espace d’implantation virtuel, et la crise du Covid-19, a donné un nouvel essor à ce marché.   

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“Les restrictions imposées à la circulation des citoyens, et notamment les confinements dans de nombreux pays, ont modifié la manière dont certaines activités liées à la drogue ont lieu. (…) Cela comprend l’utilisation des livraisons à domicile ; moins de recours aux espèces comme mode de paiement ; moins de transactions en face à face ; et davantage de trafics de drogue individuels en ligne — sur le Darknet, sur les réseaux sociaux ou à l’aide d’applications de communication chiffrée.”, selon le rapport d’Europol en mai dernier.  

Les Insta directs et les messages privés sur Facebook et Snapchat sont les nouveaux canaux de communication des trafiquants. Et malheureusement, difficile pour la police d’œuvrer comme sur le terrain pour endiguer ce phénomène.  

Une réalité au conséquence désastreuse... 

Le 7 février dernier, un jeune lycéen de 16 ans, a succombé à une overdose, après s’être procuré ses médicaments sur Snapchat.  

En pleine pandémie, et avec un processus d’achat et de vente, aussi simplifié, les réseaux sociaux deviennent une passerelle vers l’illégalité, à surveiller de très très près par les autorités.  

 

WeRe-VaNa : "Je vais essayer de plaire à un plus large public" (Interview)

WeRe-VaNa, de son vrai nom Evariste-Pierre Geoffroy est un artiste incontournable de la scène musicale antillaise et aux 22 millions d’abonnés sur YouTube.

Après des titres comme “Komprann sé Jé”, “Voleur de coeur” ou encore “Misié Cancer”, le chanteur a sorti son dernier single “Casanova”. Ce titre est le fruit de la collaboration avec les labels Play Two et Just Winner que WeRe-VaNa a rejoint en 2020. Le chanteur espère désormais un public plus large et porter sa musique à l’international.

were-vana. photo : ZIKOM AGENCY.

were-vana. photo : ZIKOM AGENCY.

Propos recueillis par Kevin Sonsa-Kini.

ESIMBI Magazine : Vous avez intégré les labels Play Two et Just Winner en septembre 2020. Comment avez-vous été approché ?

WeRe-VaNa : Ça s’est fait par étape. Ils sont passés dans nos studios. Ils ont entendu ce qu’on faisait et ils nous ont dit qu’ils aimaient bien. On dit qu’on allait essayer de frapper aux portes et voir ce que ça allait donner. Et puis ça a fonctionné.

C’est le début d’un nouveau chemin artistique

Peut-être pas un nouveau chemin artistique mais en tous cas c’est sûrement une nouvelle aventure. Après, je vais quand-même rester moi-même. Je vais essayer de plaire à un plus large public. Je veux trouver une nouvelle alchimie et faire en sorte que cette aventure soit la plus belle possible.

C’est auprès de ces deux labels que vous avez sorti votre dernier single “Casanova” qui est un succès (près de 4 millions de vues sur YouTube). Que vouliez-vous raconter à travers cette chanson ?

En réalité, c’est le côté « Casanova » qu’on met en avant. On fréquente des filles. On en a vu et on en voit. Parmi celles-ci, il y en a une qu’on a envie de garder et qu’on n’a pas envie de perdre. De toute façon, on a tous un petit côté « Casanova » en nous.

Vous vous considérez comme un chanteur romantique ?

Oui, j’aime bien parler d’amour. Après je peux parler de tout. Mais c’est vrai que je parle beaucoup d’amour dans mes chansons parce que c’est quelque chose qui me touche et je trouve qu’on en a besoin dans cette vie.

Je parle beaucoup d’amour dans mes chansons parce que c’est quelque chose qui me trouve et je trouve qu’on en a besoin dans cette vie.
— WeRe-VaNa
WERE-VANA. PHOTO : ZIKOM AGENCY

WERE-VANA. PHOTO : ZIKOM AGENCY

Vous vous attendiez à un tel succès pour cette chanson notamment sur TikTok et Spotify

Ah non ! Après c’est vrai que, lorsqu’on fait un morceau, on a toujours envie que cela fonctionne. On met tout en œuvre, mon équipe et moi pour que le morceau connaisse le plus grand succès possible. Et avec « Casanova », on est agréablement surpris. On espère que ça va continuer et que les choses iront de mieux en mieux.

Ce single fera partie de l’album que vous préparez actuellement. A quoi peut-on s’attendre ?

Ca va être la fumée ! En réalité, on travaille énormément pour faire en sorte que l’album soit le meilleur possible, le meilleur que j’ai fait.

Est-ce qu’il y a des artistes que vous avez invité pour participer à cet album ?

Oui. Mais je ne dirai rien parce que je garde la surprise pour la sortie de l’album. Mais on a déjà des collaborations et d’autres qui arrivent.

Féminicide : Comment lutter contre l’inaction ? 

Avec son incontournable fête des amoureux, le mois de Février est un mois qui est traditionnellement consacré à la célébration de l'amour. Certains commerces ont démarré leur campagne et on ne compte plus le nombre de pubs pour de la lingerie fine sur notre instafeed. Si Février se caractérise par la fête de la Saint-Valentin. Il y a, à travers le monde, des milliers de femmes qui sont loin de pouvoir profiter de ce parfum euphorique mondial. Pour elles, l’amour au quotidien se manifeste surtout par le nombre de bleus qui marquent leur corps. Alors, si beaucoup ont décidé de se concentrer sur la face lisse de l’amour. A la rédaction d’Esimbi Magazine, on s’est dit que pour une fois, on allait évoquer sa face sombre, en traitant du féminicide. Car si les derniers chiffres donnent espoir, la bataille est loin d’être terminée, bien au contraire.  

 

Si depuis deux ans, le termes “Féminicide” a trouvé sa place dans le débat public, les autorités elles, peinent à trouver des solutions concrètes pour éradiquer cette plaie commune à toutes nos sociétés. En début de semaine, le garde des sceaux de la République Française, Eric Duppont-Morreti, tenait à souligner la baisse du nombre de cas de féminicides recensés en 2020, passés à 90 contre 146 en 2019. Ces résultats “encore trop modestes” mais “porteur d’espoir” pour reprendre les mots du ministre, ne permettent pourtant pas d’évaluer l’impact des mesures prises par le gouvernement.  

Il suffit en effet d’un simple coup d’œil à la presse quotidienne, pour se rendre compte de l’ampleur de ce fléau. A la veille de la rédaction de cet article, un nouveau féminicide a été recensé en France. Tandis qu’un autre, a frappé, de par sa brutalité, la société algérienne, il y a 19 heures.  

 

Féminicide : la réalité des faits  

Le vrai visage des violences domestiques, il se manifeste principalement par les chiffres. Il y a encore deux ans, l’Asie était considérée comme comptant le plus grand nombre de femmes tuées par leurs conjoints, avec près de 20 000 victimes. Le continent africain déplorait lui près de 19 000 victimes tandis que l’Europe, elle, recensait environ 8000 femmes décédées des suites des coups infligés par leurs maris.  

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Des chiffres qui font d’autant plus froid dans le dos, quand on sait qu’au Canada, des études avaient révélés que tous les jours six jours, une femme était tuée par son compagnon. Des victimes qui n’en finissent plus de fournir en détails sordides, les documentaires de faits divers.  

En 2019, l’enquête menée par les rédacteurs du Monde durant un an, ont montré qu’en France, les féminicides conjugaux représentaient 15% de la totalité des crimes recensés dans l’année.  

En somme, la moitié des femmes sont mortes, tuées par leur compagnon. Au-delà d’un concept inscrit dans le débat public et politique, la réalité des faits, montre que de la nécessité du débat, découle, le devoir d’action.  

Le devoir de lutte contre l’inaction  

Si le ministre de la justice se satisfait de la lueur d’espoir donnée par les chiffres de l’année 2020. Cette baisse ne saurait être un bilan satisfaisant. Caroline De Haas, fondatrice de #NOUSTOUTES, a d’ailleurs réagi aux propos du ministre en rappelant : “qu’avec encore près de 100 mortes, on ne peut pas se satisfaire.”  

Baisse du féminicide, oui, mais pas des violences conjugales. En plus de l’instabilité économique et sociale engendrée par la crise sanitaire, le coronavirus aura permis de mettre en lumière, la hausse des signalements de violences dans les cercles conjugaux et intrafamiliaux durant les périodes de confinement.  

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Durant le premier confinement, la hausse des signalements avait augmenté de 30%. La barre a atteint les 60% avec le deuxième confinement. Et la France n’est pas la seule dans ce cas. En Espagne ou au Brésil, même constat.

Pour pallier ce problème et aider les femmes démunies face à leurs maris, le gouvernement brésilien a d’ailleurs opté pour une solution 100% digitale. Plusieurs applications permettant à des avocats ou des psychologues d’orienter plus efficacement les victimes. La mise en place d’un système permettant de porter plainte directement sur WhatsApp ou Télégram a notamment explosé en termes d’utilisation.  

Bien entendu, la France n’est pas en reste avec son projet Grenelle, calqué sur le modèle Canadien, et mis en place depuis 2019. Toutefois, la lutte contre le féminicide, demande à ce que l’on redouble de vigilance pour éviter à certaines femmes de rejoindre la longue liste des victimes à ne pas oublier.

En prenant conscience du message, que certains artistes comme Tayc, font passer à travers leurs titres, qui sait ? On pourra peut-être réussir à faire bouger les lignes.

Comment l’Afrique peut tirer profit de son capital humain grâce à l’Intelligence Artificielle ?

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Selon l’Organisation International du Travail, l’Afrique compte 764 millions de personnes en âge de travailler, soit 59% de la population. En 2019, 63% de cette population était active. Néanmoins, le continent fait face à une hausse des emplois précaires et vulnérables. D’après les spécialistes, et ce malgré de fortes réticences, l’intelligence artificielle pourrait être un moyen de faire face à l’augmentation du chômage et à la précarité des emplois.

Qu’est-ce que l’intelligence artificielle ?

Il s’agit d’un ensemble de techniques utilisées pour créer un algorithme ou une machine capable de simuler l’intelligence humaine.

Elle s’articule autour de trois domaines : l’apprentissage, la perception et la cognition.
Au travers de l’apprentissage, la machine a la capacité d’apprendre au fil du temps grâce à l’expérience qu’elle accumule. Grâce à la perception, les objets connectés sont en mesure de reconnaître un élément dans une image et de comprendre le langage humain. Enfin, la cognition permet aux machines de faire des prévisions à partir d’une masse de données.

A l’heure actuelle, l’Intelligence artificielle génère un profit s’élevant à 15 milliards de dollars. D’ici 2025, les prévisions de croissance estiment que ce marché représentera 72,5 milliards de dollars.

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Miser sur le capital humain 

Le capital humain est considéré comme étant l’une des ressources les plus importante d’Afrique. Aujourd’hui, on recense plus de 1,3 milliards d’habitants sur le continent. Selon les estimations de la Division de la population des Nations unies, ce chiffre atteindra 1,418 milliards en 2030, 2,467 milliards en 2050 et 4 milliards en 2100.
D’ici une décennie, l’Afrique comptabilisera 30 millions de jeunes arrivant chaque année sur le marché du travail. Face à cet accroissement exponentiel, il est urgent de réfléchir aux moyens par lesquels il est possible de répondre aux besoins d’employabilité. Si ces besoins ne sont pas comblés, le continent devra faire face à une augmentation significative de la précarité. Comment faire face au défi du capital humain et tirer profit de la main-d’œuvre ?

Les formations

« La formation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ». Cette citation de Nelson Mandela, ancré dans les esprits depuis des décennies prend tout son sens lorsque l’on voit l’impact d’une bonne éducation sur des étudiants. Malheureusement en Afrique, les formations dispensées ne permettent pas aux jeunes de booster leur employabilité.
Selon un rapport intitulé « Gouvernance en Afrique 2019 » publié par la fondation Mo Ibrahim, « la qualité de l'éducation et de la formation dispensée par les pays africains s'est détériorée depuis 2014. 27 des 54 pays concernés par l’indice affichent un score négatif entre 2014 et 2017, et pour beaucoup la situation se dégrade. »

Les formations de qualité sont des armes permettant de lutter contre la précarité. Néanmoins, afin qu’elles soient réellement efficaces, elles doivent être adaptées aux besoins des entreprises qui embauchent. Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont rapidement compris à quels enjeux devaient répondre l’Afrique. En avril dernier, Google a ouvert un centre d’intelligence artificielle à Accra, capitale du Ghana. Il s’est par ailleurs associé l’an dernier avec Facebook pour proposer des formations d’intelligence artificielle sur le continent. La firme a pour ambition de permettre à 10 millions d’africains d’acquérir de nouvelles compétences. A ce jour, plus de 2 millions d’étudiants ont déjà été diplômés, et plus de 100 000 développeurs et 60 startups ont profité du programme Google Launchpad Accelerator Africa.

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L’entreprenariat digital

Aujourd’hui, l’Afrique fait face à de nombreux défis : l’accès à l’éducation, à des emplois décents, aux soins, au traitement des déchets …

L’entrepreneuriat numérique pourrait répondre en grande partie à ses défis. Une opportunité pour les entrepreneurs africains de créer des produits et services facilitant le quotidien des individus dans pratiquement tous les domaines.

Sur le continent, le nombre de start up au service de l’intelligence ne cesse de croître. Eprises par le désir d’améliorer la vie des populations locales, plusieurs jeunes entreprises ont su faire preuve d’ingéniosité et servent de modèles pour les futurs chefs d’entreprise.

Dans le domaine de l’éducation par exemple, M-shule, une start-up kenyane de technologie éducative permet aux élèves issus de régions défavorisées de bénéficier d’un soutien scolaire. Le moteur d’apprentissage personnalise les leçons en fonction des besoins des élèves.

Dans le domaine de la santé, la start-up sud-africaine Pelebox Smart Lockers, propose un système de de consigne 1IOT de casiers connectés permettant aux patients de récupérer rapidement et facilement leurs traitements dans des établissements de santé.

Au niveau des recyclages de déchets, la start-up togolaise WoeBots recycle des déchets électroniques afin de fabriquer des imprimantes 3D.

La création d’emplois

Concernant la création des emplois, les experts ne sont pas unanimes. Certains pensent que l’intelligence artificielle est un danger pour l’emploi. En effet, l’efficacité de certaines applications amènera les entreprises à freiner le recrutement d’êtres humains dans certains secteurs. Dans le domaine de l’agriculture par exemple, de nouveaux robots arrivent à récolter des fruits. De plus, le confinement incite des entreprises à investir dans des robots afin de préserver leur capacité de production.

A contrario, d’autres affirment que l’avancée de l’Intelligence Artificielle permettra la création de nouveaux emplois. Le géant chinois Tencent avance que d’ici quelques années, les entreprises auront besoins de millions d’ingénieurs afin de répondre à leurs besoins. L’Intelligence Artificielle permettrait donc la création de millions d’emplois sur la planète. Les futurs professionnels de l’Intelligence Artificielle passeront forcément par la case formation, ce qui par ricochet permettra la création d’emplois de formateurs. Par ailleurs, Selon une étude britannique menée par le cabinet PwC, "l'Intelligence Artificielle ne va pas créer de chômage technologique puisqu'elle pourrait supprimer et créer un nombre équivalent d'emplois".

 

L’intelligence artificielle impacte tous les secteurs et contribue à l’émergence de nombreuses opportunités. Cependant, les gouvernements africains doivent se préparer au mieux à l’intelligence artificielle afin d’en tirer au profit.

1Internet des objets

 

L'interview "Première fois" de Lyna Mahyem (vidéo)

La chanteuse, qui est en couverture de l’édition spéciale business, s’est prêtée au jeu de l’interview “Première fois”.

À quand remonte la première fois que Lyna Mahyem est montée sur scène ? À quand remonte sa première rencontre avec un ou une de ses fans ? Qui est la première personne à avoir cru en elle ? Voici quelques questions auxquelles la chanteuse de l’album “Femme forte” est confrontée dans sa première interview vidéo pour Esimbi Magazine ci-dessous. Interview réalisée à Paris en décembre dernier.